Les jours passent et mes aventures en forêt de Nektulos continuent. Je combat beaucoup et ne trouve guère beaucoup de temps pour la prière. J'avoue commencer à prendre un grand plaisir dans cette violence, heureusement l'enseignement du temple me revient toujours à temps et je contrôle cet instinct en moi, la sagesse et le contrôle sont des forces bien plus puissantes.
Les conditions sont terribles, le dieu Lagh se déchainant je décide de faire un temps équipe avec un Chevalier de l'Ombre nommé Valdar. Peu causant, il semble accorder beaucoup plus d'importance en son épée qu'aux individus autour de lui. A ses côtés j'ai cependant eu l'occasion d'affronter une créature que je n'avais jusqu'ici jamais affronté en Nektulos : un Serpent Arbre. Le combat est facile.




Malgré notre tandem je trouve quand même la mort.
En allant rechercher mon corps j'aperçois non loin de celui-ci, un elfe noir qui lui aussi a choisi la voie de la Discorde. Nous échangeons quelques mots, puis je vais récupérer mes affaires, c'est alors que je constate que j'ai été en partie dépouillée ! Il me manque tout mon or (prêt de deux platines) et mes bottes (décidement !). Je récupère le reste et à quelque mètre de là de façon innocente se tient cet individu nommé Gobork.
J'enrage, comment un elfe noir peut-il ainsi s'en prendre à ceux de sa race, d'autant plus que nous vivons dans le même royaume, nos morts y sont fréquentes, si on ne peut plus se faire confiance.
Un Haine sourde bouillone en moi, et lui comme si de rien n'était me propose d'aller à la ville Humaine de Freeport pour tuer d'éventuels humains. Je n'ai qu'une envie lui briser le crane, mais à quelques mètres de là patrouille un garde, ce dernier ne comprendrais pas pourquoi j'attaque quelqu'un de ma race.
Je ne dis rien à Gobork, lui faire avouer ne changerait pas grand chose, je préfère qu'il pense que je n'ai pas remarqué son jeu (non je vous assure il devait vraiment penser que je n'avais pas fais le lien).
J'accepte alors de le suivre à Freeport, je n'ai que faire de cette ville, ce que je veux c'est trouver une opportunité pour lui broyer les os. Nous nous mettons alors en route.
La chance joue en ma défaveur, après avoir perdu sa trace (le dieu Lagh sévissait énormément) j'ai réussi à la retrouver aux Territoires Communs de l'Est. Il ne s'était pas rendu compte que j'étais derrière lui, et dès que j'ai pu me rapprocher j'ai incanté et frappé. Les deux attaques touchèrent, mais à nouveau Le dieu Lagh me joua un tour et il put disparaître. Je n'avais guère le temps d'explorer cette région, où beaucoup d'humains semblaient s'aventurer, mon but était: Gobork. Je me dirige alors vers Freeport ville où il disait se rendre.



J'arrive après une longue marche à Freeport côté Est. Je ne suis pas trop inquiète car je sais que les gardes de Freeporte sont relativement tolérants avec toutes les races sauf les Trolls et Ogres. Ah oui ils ont aussi horreur des Chevalier de l'Ombre, Nécromancien.
Je le cherche ainsi à travers toute l'entrée de la ville, le long des parois, derrière les caravanes...mais rien. Il est de toute évidence entré dans cette ville, apparemment les gardes humains de Freeport tolèrent aussi les voleurs. Ne pouvant de toutes façon l'attaquer en ville, j'utilise mon sort de Portail pour revenir à Neriak mon royaume. Qu'il est bon de revenir chez soi, la lumière du soleil dans les Territoires Communs commençait à me blesser les yeux.
J'enrage encore, mais je grave son nom dans un coin de ma mémoire, il repassera un jour à Neriak et me trouvera sur son chemin à ce moment là.



Je n'ai plus une seule pièce sur moi et je meurs de faim. Pour l'eau, je dispose de mon sort de création, mais ma faim me fatigue énormément. Je ne suis pas de taille à affronter un squelette. Je décide de chasser comme à mes débuts il y-a quelques semaines de cela des Squelettes en Décomposition. Certains ont sur eux des armes rouillés dont je peut tirer une pièce d'or, sinon les os se vendent toujours une pièce d'argent l'unité. J'ai pu ainsi acheter la nourriture qui me faisait cruellement défaut depuis plusieurs jours.
Je me remets au combat avec hargne, dans chacune de mes attaques c'est un Gobork que je frappe. Bientôt je retrouve mon calme, j'ai beaucoup combattu je suis fatiguée. Par prudence cette fois-ci je dépose à la banque de Neriak qui se trouve dans les Quartiers Communs, le produit de mes combats.



Neriak est bien gardée, outre les gardes classiques il y-a les Gardiens de Pierre et les Gardiens de Fer. Ces gardes attaquent à vue toutes créatures non-elfe noire à l'exception des Trolls et Ogres avec qui le peuple Teir'Dal a une alliance. Quand ces gardes chargent croyez-moi rien n'y survit. Le problème est que parfois ils sont un peu trop zelés et interviennent durant notre combat. Parmi les pires, le garde patrouillant souvent à côté de la Pierre de Rune, un vrai psychotique.



En parlant de la Pierre de Rune, j'ai eu le plaisir d'y retrouver mon désormais ami, le nécromancien Brendelin.
Cet endroit est tranquille et riche en mort-vivants. Nous profitons de nos moments de récupérations pour discuter. Brendelin veut connaitre mes motivations pour la voix de la Discorde, car celle-ci commence à le tenter. Puis de fil en aiguille j'en viens à penser aux mort-vivant que nous détruisons ainsi. L'un de mes maîtres un jour ma dit, alors que je ne voyais pas la nécessité de détruire les mort-vivants, que ceux de Neriak étaient d'après certains les restes des guerriers qui dans le passé défendirent notre royaume face aux invasions. "Détruire un mort-vivant c'est libérer une âme" m'a dit-il en guise de conclusion. Et c'est vrai que depuis ce jour combattre ces êtres qu'ils furent les dépouilles de guerriers elfe noirs ou non, est devenu pour moi d'une importance première. Une âme fusse t-elle mon ennemie a le droit au repos.
Je parle, je parle, mais que voulez-vous Brendelin est quelqu'un à qui j'aime me confier.



Les combats battaient leur plein quand au lieu de voir un squelette sortir de terre, c'est un zombie qui en émergea.
Le zombie était un mâle donc nous avions une chance, le problème était le squelette en trop à côté, car le combat face au zombie seul était déjà des plus incertain. J'ai alors utilisé Lull, puis nous avons fais venir la momie à nous. Le combat était terrible, chaque coup de ce mort-vivant était une vraie massue de plomb. La créature fut finalement vaincue de justesse, rarement nous avons de combats aussi serrés. Malheureusement la dépouille du zombie ne fut guère à la hauteur du combat, seulement quelques pièces d'argent.



Je donne souvent les ossements que je trouve à Brendelin, il me dit que cela lui sert à invoquer son familier squelette. J'avoue que ce pouvoir sur la mort me dépasse, mes talents étant tournés vers le vie, celle de ceux que j'aime, celle de mon peuple.



Un peu lassé par les mort-vivants Brendelin me parle d'un camp de hobbits s'étant installé de ce côté là de Nériak. Je n'en reviens pas! Comment ces êtres insignifiant osent-ils? Brendelin me dit cependant que ces derniers sont encore trop puissants pour nous, seul l'un d'entre eux est vulnérable mais le combat est risqué, nous observons alors leur camp.



Le nom du Hobbit à découvert est Himmel, enfin c'est ainsi que semblent l'appeler ses congénères. Les autres sont loin nous avons une chance, malheureusement, mon fidéle sort de Lull est inefficace sur les Hobbits, ils sont trop puissants. C'est alors que Brendelin me parle d'un sort dont il vient de faire l'acquisition, celui de Peur. Ce sort ne fera réagir qu'Himmel d'après lui, nous tentons le coup. En effet cela marche, Himmel nous arrive dessus. Par Innoruuk quels pieds! Comment arrive t-il à courir si vite?
Himmel frappe, frappe très fort, le combat est serré, nous utilisons toute notre énergie au combat mais la roue tourne cette fois-ci, d'un poing dur comme la pierre Himmel me terrasse. Brendelin ne tarde pas à suivre.
Nous étions si proches!



Après nous être remis, nous décidons de prendre notre revanche. Mais tout se passe mal et nous avons droit à une ruée de hobbits fanatiques.
Nous prendrons notre revanche une prochaine fois.